Mercredi 28 octobre 2009
  En 2008, un film sortit au cinéma, "Séraphine". Cela parlait de peinture et d'une artiste que je ne connaissais pas, je souhaitais donc voir.
   En même temps, j'appris qu'une exposition temporaire avait été ouverte au musée Maillol, grâce au film, montrant quelques toiles de cette artiste.
Je décidais donc de voir l'expo et ensuite le film.

  REVELATION!! L'exposition m'en a mis pleins les yeux.
Imaginez!! De grands tableaux, (la plupart en tout cas), couverts d'une flore inconnue, presque magique et grouillante de vie. Des bouquets qui semblent littéralement exploser à cause d'un trop pleins d'énergie.
   Je n'en revenais pas, j'en voulais toujours plus. Une fois l'expo terminée, je ne pût m'empécher de retourner sur mes pas,  aller voir certaines toiles qui m'avaient marquées.
Toutes ces couleurs, cette énergie, cette violence aussi, m'attiraient, me séduisaient, m'envoutaient.
   Je me disais: "Comment une artiste aussi talentueuse peut être aussi inconnue!!!"
Pour vous donner une idée, voici des images:
 
 

  Après avoir admirée l'expo, je suis allée voir le film avec, dans le personnage principal, Yolande Moreau.

  Bon, ben là aussi, j'ai été conquise, un petit bijoux. L'actrice est magnifique dans ce rôle. Pour ma part, je trouve qu'il lui colle à la peau. Elle se l'est complétement appropriée. Elle n'a pas volé le César qu'on lui a offert pour ce film.
  Ce dernier est dans la simplicité, peu de dialogue, peu d'action finalement mais tout est dans les images, lorsqu'on voit Séraphine en communion avec la nature ou quand elle prépare ses couleurs avec de la terre, de la cire ou même du sang d'animal (ce qui explique ses rouges si intenses!)et enfin, quand elle peint, c'est BEAU.
  Mais la scène que je prèfére se trouve presque à la fin, au moment où elle montre ses toiles à ses voisins, des gens de Senlis. On voit ces grandes toiles à la lumière tamisé (d'une bougie si je me trompe pas), mais finalement, la lumière suffit car c'est la peinture elle-même qui nous éclaire, tellement lumineuse qu'elle est.

  Enfin, après cela, j'ai lu une biographie. (Mince, je n'ai pas le bouquin chez moi, je vous donnerai le titre plus tard!) Voici une petite synthèse:

  Séraphine vivait à Senlis où elle était "femme à tout faire".
Elle n'eut aucune instruction artisitique mais étant très pieuse,elle avait des images représentant la famille divine,  elle allait souvent à l'église, pour prier ou écouter la messe.
Pour elle, c'était aussi l'occasion d'admirer la lumière faisant jouer les couleurs des vitraux sur les murs. (Très jeune, elle fût au service de bonne soeur dans un couvent. Elle entendait tout les rituels (chants, messes etc...) religieux et en fût très marqué)
Elle était aussi très proche de la nature, depuis toute petite, elle observait ce qui l'entourait dans de longue promenade. 
  Au départ, elle commence par de petit format. Elle commence à créer, pas par envie seulement, mais parce qu'elle se sent investie d'une mission, pour la Vierge. Elle veut, par ses créations, montrer sa foi, son amour pour Jésus et sa mère.
  Par un hasard, faisant le ménage chez lui, elle rencontre un marchand d'art, Wilhem Uhde, découvreur du Douanier Rousseau. Ce dernier est enflammé par la peinture de Séraphine. Il lui demande d'en faire plus et plus grand, d'améliorer ses compos. Séraphine doit avoir presque 50 ans.
  Cela semble bien parti mais la guerre 14-18 va les séparer. Wilhem Uhde, doit quitter la France. Séraphine reste à Senlis mais continue à peindre.
  Ils se retrouvent en 1927. Le marchand d'art aide Séraphine financièrement, ce qui lui permet de faire des toiles plus grande encore.
  Il commence à vendre quelques unes de ces oeuvres mais elle dilapide plus vite qu'elle ne gagne.
  La crise de 29 arrivant en Europe, Wilhem Uhde ne peut plus acheter ses peintures.
Là, le barrage se fissure, Séraphine sombre dans la folie. Elle fut internée en 1932 à l'hopital psychiatrique de Clermont où elle ne peindra plus.
  Elle mourra en 1942 à l'hôpital à cause des conditions plus que répréhensibles dans lesquels étaient traité les malades mentaux lors de l'Occupation.
Bon, c'est du condensé!

Je finirai en vous disant que, depuis ma rencontre avec Séraphine, elle fait partie pour moi, des artistes qui me suivent, m'inspirent, m'émeuvent, bref, elle fait partie de mes références.
C'est vers une peinture comme la sienne que j'aimerais tendre.
Bon, j'ai encore du boulot mais, au moins, je sais dans quelle direction je dois regarder!

Si vous pensez que j'ai omis des choses importantes, fait des erreurs de dates, de compréhension ou autres, je vous invite à laisser un commentaire!


   


   
 
Par Natacha - Publié dans : mes petites histoires... - Communauté : âme d'artiste ...
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